Contrôle de Darty : la Fnac victorieuse face à Conforama

Fnac

La Fnac vient de réussir un beau coup en mettant la main sur 50% du capital de Darty, le leader de la distribution d’électroménager. Conforama, malgré une OPE on ne peut plus généreuse,  sort donc bredouille de son duel avec la Fnac. Celle-ci rentre ainsi dans les arrières boutiques de Darty contre la coquette somme de 1,16 milliards d’euros.

Une question de vie ou de mort pour la Fnac

Conforama et son actionnaire sud-Africain souhaitaient, à travers l’achat de Darty, accéder aux marchés de l’hémisphère nord, mais son offre calée à un milliard d’euros n’a pas été aussi intéressante que celle proposée par la Fnac qui, en sortant victorieuse de ce combat, va désormais pouvoir augmenter le nombre de ses magasins qui passera ainsi de 111 en France et 73 à l’étranger à respectivement 222 et 178 magasins.

En possédant Darty, le groupe qui emploie actuellement 27 mille salariés, engendrera pas moins de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La famille Pinault restera l’actionnaire principal du groupe et Vivendi, arrivé en renfort pour appuyer les Français, deviendra le deuxième actionnaire.  Les sites internet de Darty et de la Fnac étant parmi les plus puissants, se plaçant juste derrière celui de Amazon, cette opération fait naturellement de ce nouvel ensemble un géant mondial du e-commerce,  avec un avantage de taille : la Fnac et Darty disposent déjà des show-rooms, des services de logistique, de livraison, et d’entretien, contrairement à leur concurrent états-unien.

Un cas d’école qui restera dans les annales

Cette affaire est un signal fort de la part de la Fnac qui a réussi à renaître de ses cendres. Après avoir perdu une partie de son chiffre d’affaires à cause du téléchargement, survenu suite à la révolution digitale, la Fnac a recouvré sa santé en retrouvant ses clients sur Internet. Ce mariage entre la Fnac et Darty transforme ces deux enseignes en champions du commerce digital.

C’est un cas d’école pour les entreprises françaises qui doivent prendre conscience de la nécessite de s’adapter aux nouvelles technologies mais surtout gagner le pari de la mondialisation en s’ouvrant davantage à l’international.