Pixmania pourrait être repris par Ventes du diable

Le site de vente en ligne de produits high-tech Pixmania a été placé, le 14 janvier, en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre. Celui-ci a constaté l’existence d’un éventuel repreneur, ce qui peut représenter une porte de secours pour Pixmania et sauver une partie des 370 emplois menacés. L’enseigne avait fait savoir qu’il n’était plus en capacité de payer ses salariés.

Ventes-du-diable.com intéressé

Le site de déstockage Vente-du-diable.com, un des concurrents de Pixmania, a affiché son intérêt pour la reprise d’une partie des activités de l’ex-leader français du e-commerce, selon une source judiciaire et la direction de Pixmania. Demeure la question du nombre de postes qui vont pouvoir être sauvés, mais, paraît-il, sur les 270 salariés en France, seule une trentaine pourront garder leur emploi.

Le siège de Pixmania est situé à Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Le Groupe emploie également 83 salariés dans l’entrepôt dont il dispose à Brétigny, dans l’Essonne. La possibilité d’une reprise partielle sera tranchée le 28 janvier par les juges du tribunal de commerce de Nanterre.

La chute d’une succes story française

L’entreprise familiale a vu le jour en 2000. En l’espace de 10 ans, Pixmania employait quelque 1 500 personnes et son chiffre d’affaires s’estimait à un milliard d’euros. L’entreprise comptait notamment 10 millions de clients répartis sur 26 pays.

La décadence de Pixmania a commencé en 2012. Son chiffre d’affaires était en chute libre, passant à 295 millions d’euros en 2014. Le Groupe se mesurait aux géants du marché comme la Fnac, Amazon ou encore CDiscount, en proposant des prix très concurrentiels, sans pour autant avoir d’autres stratégies qui auraient permis au groupe d’éviter le pire. Or, dans la guerre des prix, Pixmania n’a pas pu faire le poids face aux géants du marché. L’enseigne s’est donc retrouvée dans le cercle vicieux du désinvestissement et de la fermeture de magasins, pour se retrouver finalement en situation de redressement judiciaire. Triste fin pour une succes story française !